Semaine du CNE 2021

Quelle Semaine ! (par John Pearson)

Au cours de la semaine du lundi 25 au dimanche 31 octobre s’est déroulée, pas loin de notre département, une série extraordinaire de courses d’orientation variées. Ça commençait dans l’Aveyron, sur le causse ; on descendait ensuite vers le sud, aux alentours du lac du Salagou.  Puis on descendait encore plus loin, à la bande côtière, pour un sprint en centre-ville de Béziers. Après tout ça, les survivants pouvaient remonter au causse pour le Critérium National des Equipes. Le programme comprenait non moins de trois championnats nationaux : de nuit, de sprint et des équipes.

Hilary et moi n’avons pas participé à toutes ces compétitions, mais même notre participation partielle était déjà une expérience très riche.

Le premier jour, on pouvait s’entraîner sur le plateau calcaire du causse.  On a choisi de le faire sur la carte Puech Roucous, couvrant la zone à l’est du hameau du Figayrol, pas loin de Cornus. Le lendemain, une course moyenne distance s’est déroulée juste de l’autre côté de la route, à l’ouest du hameau.

Le mercredi, descente spectaculaire sur l’autoroute via le Pas de l’Escalette pour pouvoir s’entraîner sur le terrain célèbre des ruffes et la carte des Marcassins, à côté de St. Jean de la Blaquière.  Ce terrain de microreliefs de petits ravins et collines de roche rouge/pourpre était inconnu et étrange pour beaucoup de participants – qui venaient d’un peu partout en France mais aussi de l’étranger :  j’ai entendu un orienteur breton dire au téléphone ‘Ce terrain est vraiment incroyable’.  Il aurait pu ajouter ‘et très technique’ ; j’admets de l’avoir parcouru pendant deux heures sans trouver une seule balise – qui, je dois ajouter, n’étaient pas des balises normales mais beaucoup plus discrètes.

Le lendemain était un jour de repos pour nous parce que c’était le championnat de France de nuit.  Personnellement, j’ai participé, au cours de ma vie entière, à une seule course de nuit, dont je n’ai fait que la moitié.  En lieu et place de ce championnat, nous sommes descendus à Béziers, car nous voulions être certains, avant le sprint du samedi, de pouvoir trouver facilement un parking proche de l’arrivée, dont on connaissait les coordonnées.  Chose faite, c’était le moment de faire un peu de tourisme dans une ville que nous ne connaissions pratiquement pas.  On a trouvé entre autres un joli parc de style anglais, établi vers 1870 : bassins, gros arbres, monuments, pelouses; le plateau des poètes…pratiquement en centre-ville, à l’extrémité de l’élégante Allée Riquet – fils de Béziers, inspirateur du canal du Midi.

On arrive au vendredi, le jour d’une course à côté du lac du Salagou.  Encore une fois des ruffes, mais moins difficiles que celles des Marcassins.  Pour la première fois depuis longtemps, j’ai couru relativement bien ; à cause, je pense, en partie de la carte de Ray Hulse, qui semblait montrer juste l’information dont on avait besoin ; en plus, la visibilité était bonne et on pouvait, en général, aller où on voulait sans devoir dévier ou être emprisonné dans de la végétation épineuse ; et les balises n’étaient pas cachées.

On arrive au championnat de France de sprint.  Des centaines de coureurs envahissent le centre-ville de Béziers.   A côté du championnat proprement dit il y avait des circuits open, utilisant les mêmes balises.  Le départ a eu lieu dans le petit parc que nous avions déjà découvert.  Il semblait être tout plein de balises ; il fallait vraiment se concentrer pour trouver les bonnes… 

Ce sprint marquait la fin pour nous d’une semaine très riche de CO, car nous n’étions pas concernés par le CNE.  Un seul regret peut-être : que même parmi tant de centaines de participants il n’y ait pas eu (sauf pour Hilary dans le sprint) un seul autre coureur que nous dans les catégories d’âge D et H80+.

Nous souhaitons féliciter les organisateurs de leur conception, préparation et gestion d’une telle succession de courses, dont plusieurs de type championnat national.  Je pense que les organisateurs principaux étaient relativement peu nombreux – comprenant, entre autres, Christine et Pierre Ferrand, Ray Hulse et Jérôme Cavarroc.  En plus de cette équipe centrale, de nombreux volontaires ont donné un coup de main ; je pense par exemple à Fabien, Christian et Romain de notre propre club.

Je doute qu’il existe un autre sport qui nécessite tant de travail : Il faut d’abord créer les cartes – autour d’une dizaine pour cette semaine.  Il faut ensuite des contacts et négociations avec les propriétaires et les collectivités locales.  Puis il faut tracer les circuits et les tester.  Le jour même il faut placer toutes les balises exactement au bon endroit ; toujours avec le risque de faire une petite erreur qui ruinerait la course de beaucoup de coureurs ; ou même de trouver, surtout dans un sprint urbain, qu’un citoyen a déplacé, caché ou chipé une balise…

Selon mes informations, aucun problème majeur ne s’est produit pendant toute cette semaine, ou du moins il a été résolu avant d’impacter les courses. Hilary et moi – maintenant consommateurs de CO plutôt qu’organisateurs – remercions chaleureusement tous les organisateurs de cette semaine mémorable.



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