Compte rendu du week end rogaine + biathlon dans le Larzac

Compte rendu du week end rogaine + biathlon dans le Larzac

Gonflés à bloc par le beau temps que nous avions rencontrés 15 jours plus tôt au Caylar et dans la forêt d’Escandorgue, nous étions 6 équipes de 2 à vouloir affronter le plateau du Larzac, et 4 coureurs à tenter le biathlon du lendemain.

Si la météo était clémente à notre arrivée, la pluie se met à tomber fortement pendant le briefing (réalisé dans une splendide salle). C’est donc la surprise quand nous mettons le nez dehors.

Vu la position du village de Ste Eulalie de Cernon à l’extrémité de la carte, les options n’étaient pas très nombreuses pour partir. Avec Vincent, nous décidons de partir vers l’est et de garder la balise 31 en secours pour la fin. Ce n’était peut-être pas judicieux, mais cela nous a évité le gros bouchon du départ et permis de ramener 3 points sur le chemin du retour (ce qui nous fait gagner une place). Nous validons donc tranquillement la balise 32 puis partons vers la 50. Au départ, seule la pluie nous mouille. Après, les pieds sont trempés car on court dans l’herbe. Et arrivés dans la forêt, les arbres nous arrosent dès qu’on les touche. Nous sommes doublés par Pierre et Baptiste au niveau de la cascade (balise 50) où nous galérons un peu pour valider cette balise car le système d’accroche n’était pas top (surtout quand on a les pieds dans l’eau). On enchaîne sur la grosse montée vers la 90. A l’aller, nous contournons le vert foncé, mais nous le traversons pour descendre sur la 71. Là nous nous offrons un bain de boue certainement très bon pour la santé mais qui alourdit considérablement notre allure de gazelles (en gros on ressemble désormais à des éléphants).

On remonte ensuite sur la route et nous apercevons le viaduc qui sera le théâtre de nos aventures dans quelques temps. J’angoisse un peu car je n’avais pas compris qu’il y aurait de beaux parapets, et je me voyais défier le vide ! Nous filons sur la 44 qui s’enchaîne avec la 65. Nous descendons sur la voie ferrée (le prochain train est attendu cet été, quand il fera beau !!!) et trouvons la 60 dans le tunnel. Une fois dans notre vie, nous aurons couru sur une voie ferrée ! Les bons yeux de Vincent nous font gagner énormément de temps pour la 80 car il repère immédiatement le tunnel sur le côté. Il y a foule pour la 107 qui est une magnifique arche. On profite de l’abri pour se poser et décider de la suite du parcours. Finalement, on décide de faire les balises 72, 41, 89 et 63. Comme il nous reste 45mn, au moral on se traîne vers la 34. Il grêle, on a envie d’une douche bien chaude, et chacun attend que l’autre dise « on abandonne », mais voilà, aucun des deux ne le dit.

Nous décidons de finir par la balise 62. En haut de la côte, nous retrouvons Pierre qui nous dit que nous n’aurons pas le temps. Prudents (et fatigués), nous décidons alors de finir avec la balise 31. Nous traversons la rivière, nous avons de l’eau jusqu’au mollet mais on n’est plus à ça près. La balise finale est au milieu d’une fontaine : il faut donc encore se mouiller les pieds pour y accéder.

Pour la petite histoire, le lendemain, pour le biathlon, j’ai couru en tee-shirt.

Je ne commenterai pas ma performance au tir, qu’il soit debout ou couché, ni mon temps de course. On partait dans notre tête pour 3 courses de 20 à 30 mn, ce fut 3 boucles de 45mn. Chez les féminines, je termine 7ème et dernière mais il y a énormément d’abandon. Chez les hommes, Baptiste, Pierre et Vincent finissent relativement groupés. Si vous ne savez pas quoi offrir à Vincent pour Noël, un abonnement dans un stand de tir lui serait très utile. En effet, quand je passe sur le pas de tir, je vois le nom de Vincent comme ceci : (Vincent JULES couché IIII debout IIII) et je me dis qu’il a réussi 4/5 à chaque fois et que je peux être fière d’avoir un fils si doué… et j’apprends à l’arrivée que les bâtonnets ne sont pas les succès mais les fautes !

Karine et Vincent

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