L’infernou par les « 3J » Karine, Aurore et Vincent

Dimanche 30 avril, 5h15. départ de la course de 6h de l’Infernou (du nom de la rivière du coin, merci à notre hôte dans la yourte des Abriols pour le cours de géographie et d’histoire). Nous avons décidé de courir en équipe avec Aurore et Vincent. La course commence par une CO dans la très jolie ville de Bruniquel à la lueur de la frontale. Ça monte dès les premiers mètres, nous partons en marchant (contrairement à Jérôme B qui pointe en tête les premières balises) car il y a 6h à tenir. Malgré cela, nous sommes heureux de voir que nous parvenons à doubler une petite poignée de coureurs qui courent dans tous les sens mais ne trouvent pas les balises. Après cette mise en bouche, l’organisation nous donne notre carte au 1/15 000.

Nous décidons de ne faire que le paquet de balises situé à l’ouest de la carte. Cela monte raide pour accéder à la 112 « la tombe de l’anglais » (dixit notre hôte qui nous a décrypté la carte le lendemain au petit déjeuner). Le jour est maintenant levé, nous pouvons profiter du paysage. Puis nous poursuivons par la 130 que nous cherchons un peu car nous ne trouvons qu’une ruine sur les 2. Au retour de la balise 129, nous croisons Jérôme V et son acolyte qui nous rattraperons entre la 113 et la 114. Croyant manquer de temps, nous avons fait l’erreur de ne pas aller chercher d’autres balises plus loin. Cela aurait pu nous faire défaut si nous n’avions pas fait une grosse erreur par la suite. Nous jouons au sanglier pour attraper la 114. Ce n’était peut être pas une bonne idée de traverser le vert foncé, mais au moins nous tombons pile dessus car la végétation est plus « sauvage » que ce que la carte nous laissait imaginer. Nous prenons la route pour rejoindre la 110 située sur un mégalithe (on s’arrête quelques secondes pour prendre un cours d’histoire) et en profitons pour manger un peu car le petit déjeuner à 4h avait eu du mal à passer. Nous enchaînons sur 129, 111 et 100 sans souci (et oui, Jérôme V, pour nous la 100 fut simple). Le moral est bon et nous repassons au point de départ en chantant (je précise que nous avions abandonné toute idée de courir). La balise 122 ne pose aucun problème puis nous arrivons au pied des falaises qui furent jadis peuplées par nos ancêtres préhistoriques. Perturbés par une chaîne interdisant l’accès aux falaises, coincés par le bord de carte qui ne nous permet pas de nous situer, nous cherchons 20mn le chemin qui mène à la 101. Finalement,  des ultras nous guident … et nous leur remplissons leurs gourdes d’eau en remerciement.  Les balises 123, 105 (que l’on ne cherchait pas si près de la maison), 103, 106, 124 (belle chute de ma part pour aller chercher le pied  de la falaise que l’on aurait dû attaquer par le bas), et 107 s’enchaînent. Jardinage énorme sur la 104 que nous cherchons, avec 5 autres coureurs, trop à l’ouest. Nous terminons avec 10mn de marge, fatigués mais heureux de l’avoir fait. C’était une première pour Aurore et Vincent qui n’avaient jamais fait une course si longue (et ne s’étaient jamais levés si tôt !).

 

Karine JULES

carte infernou

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