Championnat de ligue, moyenne distance à Beaulieu, 34.

Les galères d’une débutante en course d’orientation.

Réveil tôt le matin pour tout le monde. Rendez-vous à 8H devant le CGR de Claira pour que Fabien nous conduise jusqu’au site de course. Arrivés sur place un peu avant 10H, on s’inscrit, notre trésorière Karine paye, et on se prépare. Chacun vérifie qu’il a tout ce qu’il faut (puce SportIdent, boussole, …). Pour nous permettre de s’échauffer, les organisateurs ont séparé l’accueil de départ par une distance de 2 km (pas fait exprès). 5 orienteurs de COTE66 sont sur la ligne de départ (séparés par des intervalles de quelques minutes) : Fabien et Pierre sur le circuit A, Karine et moi sur le circuit B et Christian sur le circuit C.
Mon départ est à 10H36, à 10H34 je reçois les définitions des postes (17 balises à aller chercher). Juste après le passage par le boitier de départ je peux enfin jeter un œil sur la carte (on nous a prévenu qu’elle serait très technique). Oui, il y a beaucoup de gribouillis, beaucoup de falaises, de la forêt, des murets, des petits chemins. La balise de départ est 100 m plus loin, j’y vais tranquillou pour bien me repérer sur la carte, réfléchir sur l’attaque de la première balise. La stratégie est vite décidée : la sécurité !! J’utiliserai le plus possibles les chemins et ne couperai qu’aux endroits où l’extrême nécessité le demandera. Les souvenirs de la moyenne distance de Cavayère, où j’ai passé la moitié du temps perdue à chercher ma localisation sur la carte sont encore trop frais. En faisant mes choix, je les commente à voix haute (ainsi je me sens moins seule).
J’enchaine, sans grand problème les 3 premières balises, en regardant à chaque fois les définitions. Par exemple, pour les balises au niveau des falaises, on peut très bien les chercher au pied alors qu’elles sont en haut. Donc, en partant de la 2 je monte toute suite en haut de la falaise. Pour la 4 je décide de faire le grand tour par les chemins. Juste avant d’arriver, je croise rapidement Fabien qui court vers son prochain but (ça fait toujours plaisir de croiser ceux/celles de son club). La 5 n’est pas très difficile non plus. Elle est en bas d’une petite falaise pas très loin du chemin. Pour aller de 5 à 6, deux possibilités. On peut couper à travers un vert plutôt clair pour accéder à un chemin parallèle et se trouver juste en face de la balise. Mais je me dis, courir sur le chemin serait bien plus rapide que de m’aventurer dans la forêt. Je trouve la balise sans problème en haut de la falaise. Pour la 7, ça sera du chemin aussi et elle se trouve en bas d’une petite falaise. La 8 est assez problématique. En montant en haut la falaise sur laquelle elle devrait se trouver, je fais une rencontre plutôt douloureuse avec les ronces, et mon collant sera déchiré et mon bras droit gardera des traces encore quelque temps. Et là les galères commencent. Je n’arrive pas très bien me repérer pour trouver la falaise du milieu (une sorte d’escalier) au pied de laquelle est la balise. Avec 2-3 personnes, on la trouve au bout de 2-3 minutes de fouilles. Pour aller à la 9, je décide de prendre le chemin qui va vers le 5 mais il faut tourner à gauche juste avant. Sauf que j’oublie de tourner. Heureusement, je rencontre Karine qui me dit qu’elle vient de la 5 et cherche la 6. Là, je me rends compte que je suis allée trop loin, donc demi-tour et j’enchaine sur le bon chemin qui m’amène jusqu’à une clairière, je monte derrière une petite falaise et à l’extrémité d’un muret se trouve la balise. Pour retrouver le chemin en bas de muret je passe dans du vert (aie, aie, aie !). La 10 n’est pas difficile à trouver, entre deux falaises qui font angle, dans un creux en haut d’une petite butte. Et je croise Pierre qui cherchait la même. 45 minutes sont passées mais là les choses se compliquent encore. Comment sortir d’ici pour aller à la 11 ? Je choisis un itinéraire mais certainement pas le meilleur et rapide. Je suis Pierre et deux dames qui montent sur une sorte de construction en carrée. Malheureusement, je découvre qu’ils ne cherchent pas le même poste mais je vois qu’il est possible de descendre jusqu’au chemin. Je tourne avec les doutes dans la forêt mais je sors là où je voulais. La fameuse 11 bien placée, au niveau d’un affleurement rocheux dans une petite clairière. Mais ce qui ne va pas, c’est que le numéro de poste devrait être 50 mais le boitier est marqué 62. Il y en a d’autres qui cherchent aussi. Je ressors sur le chemin, et réattaque la balise. Tout semble correct. Bon, je vais voir un peu aux alentours, rien…. Après 10-15 minutes de cassage de crâne, il y a un des organisateurs qui nous dit que c’est la bonne balise. Ouf…pas mal de temps perdu. Et c’est là où j’ai appris quelque chose de nouveau (du coup, après la course). Il y a des petits papiers avec le numéro officiel près de chaque balise pour vérifier (pas bête). Pour la 12, je décide toujours de passer par les chemins. À un moment, je me trouve dans un endroit que je ne reconnais plus sur la carte. Pourtant, j’avais l’impression d’avoir bien suivi mon itinéraire. Là, un jeune vient me voir pour me demander si je pouvais lui montrer où nous étions. Bon, je lui montre en gros où je pense être, mais en fait je n’en sais rien. Puis, une gentille âme me fait remarquer que je suis bien trop loin, il faudrait redescendre un peu. Et là je rigole, je vois où je suis en vrai. En peu de temps je trouve le bon chemin, le bon creux et la bonne balise. Pour aller à la 13, il faudra couper un peu juste en face au niveau d’un virage à droite. Ma capacité de concentration a bien diminué, je ne fais pas attention à tous les détails. Je descends pour chercher les deux petits murets mais je le fais bien trop tôt. C’est vrai, il y a un chemin qui part en face mais ce n’est pas le bon et puis celui sur lequel je suis ne tourne pas dans le bon sens. Après quelques minutes de temps perdu, je trouve quand même le bon endroit. La 14 est un peu galère, il faut de nouveau sortir du chemin. Je monte, une petite butte, une petite ravine, et elle est là un peu plus loin, au pied d’une falaise. La 15 est vraiment horrible. Il y a bien plus de chemins sur le terrain que ceux marqués sur la carte, heureusement quelques rubalises permettent de prendre le bon. Trop de détails, je monte trop loin et je ne comprends plus grande chose. Je revois une fille que j’ai croisé déjà pas mal de fois, on cherche ensemble et on trouve. Pour aller vers la 16, la boussole me permet de prendre le chemin qui part dans la bonne direction, elle n’est pas difficile à trouver. Mais mes capacités de concentration sont devenues bien faibles. Je fonce vers l’arrivée, sans regarder la carte bien sûr (grosse erreur). Je sais que juste avant l’arrivée faut pointer la 17. Je regarde derrière, une balise !! Je fais demi-tour. Mince, numéro 38. Il me faut le 39. J’ai enfin la bonne idée de regarder la carte. La balise doit être sur une croisée de route avec un chemin qui part à droite. Je pointe rapidement la 17 et l’arrivée. Ouf, c’est fini. 1H42 avec toutes les galères. Mais ça s’est mieux passé qu’à Cavayère (40 minutes de moins) donc je suis assez contente. On attend que tout le monde de chez nous rentre (avec des traces de bataille avec les ronces), puis on repart vers Perpignan.
Fait intéressant : Le couple que j’ai croisé pas mal de fois sur mon circuit et aussi dans les endroits où j’étais paumée, a fait de nouveau le même choix de circuit gastronomique et on s’est retrouvé au même endroit pour manger.

À la prochaine !

Mirjam
carteBeaulieu

defbeaulieu

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